03 Avril 2020

#Glossaire ultime de la production audiovisuelle

Des difficultés à comprendre lorsqu’on vous parle de production audiovisuelle ? L’impression que nous venons d’une autre planète ? Pas de panique !! Notre glossaire de la production audiovisuelle est là pour vous !  

ABCDEFGHIJKLMNOP•Q•RST•U•V•W•X•Y•Z

Animation : ensemble de techniques qui consiste à créer un film à partir d’images ou d’éléments fixes au contraire de la prise de vue réelle et  parmi lesquelles nous retrouvons le dessin animé, le motion design, la 3D etc...

Amorce :  1/ objet au premier plan posé très proche de la caméra qui masque en partie le sujet ou l’action principale située au second plan sur laquelle est faite la mise au point. Souvent floutée, elle sert à créer de la profondeur dans l’image, ou à donner une impression de voyeurisme. 2/ élément d’identification collé avant la première image et après la dernière image de chaque bobine de film. De longueur normalisée, elle comporte diverses indications utiles (titre, nom du laboratoire, métrage, point de synchronisation, etc.).

Source : Pause B

Axe : c’est la direction de la prise de vues, vers laquelle regarde l’objectif. Un plan se détermine par un cadrage et par un axe de prise de vues visant le sujet.

Autorisation de tournage : autorisation officielle de pouvoir filmer des lieux ou des intervenants en faisant acte de leur consentement ou de celui des personnes référentes. 

B

B.a.b. : Anagramme pour bout-à-bout. Il s’agit d’un montage sommaire des plans dans l’ordre du scénario ou du découpage technique, sans retouche ou raccord. Il sert à valider la structure générale d’un film avant d’en peaufiner le montage.

Balance de blancs  : réglage sur la caméra qui consiste à étalonner le blanc de la prise de vue pour qu’il corresponde à la réalité et qu'ainsi les autres couleurs couleurs soient le plus fidèle possible. Un blanc étalon d’un coucher de soleil n’est en effet pas le même que celui d’un soleil de midi.

Bible : 1/ en télévision ou au cinéma, c’est un document qui sert à vendre un film ou une série, il contient généralement, une notre d’intention des auteurs, un synopsis, une scène détaillée, un portrait des différents personnages ou lieux, un moodboard. 2/ un vrai livre de référence à avoir toujours sur soi, sur le tournage la bible est le document qui condense les coordonnées de l’équipe technique et artistique, les contacts des fournisseurs, le plan de travail, la liste des décors… bref, toutes les informations utiles au quotidien sur un tournage.

Source : Wendy Van Zyl / Pexel

Bijoute : boîte à outil propre à chaque métier, contenant l’ensemble des accessoires nécessaires sur un tournage.

Billboard : animation vidéo de quelques secondes qui présente le logo de l’entreprise ou d’un événement.

Board : panneau ou image fixe avec un titre ou une phrase inséré qui a pour objectif de chapitrer et rythmer le film. 

Boîte à lumière : accessoire de diffusion de la lumière composée de parois réfléchissante et d’un filtre diffuseur pour obtenir une lumière douce et homogène.

Bonnette : littéralement un petit bonnet pour micro. Il s’agit d’un petit élément mousse ajoutée sur les microphones pour éviter les sons parasites, tels que les bruits de bouche ou le vent.

Borniol : morceau de tissu noir épais et opaque servant à calfeutrer des sources de lumière (une fenêtre par exemple) afin de recréer l’ambiance lumineuse voulue. Le borniol peut aussi être utilisé par les ingé son pour réduire la réverbération du son d’un pièce. Son nom vient de l'entrepreneur de pompe funèbre Henri de Borniol qui utilisait ce tissu noir très opaque.

Brief : récapitulatif des objectifs et messages-clés d’une vidéo. Ce document est délivré par le client qui expose ses besoins, son budget, voire un début de trame. À partir de ces éléments, l’auteur, journaliste ou concepteur-rédacteur peut réaliser un script du film. Pour savoir comment rédiger un bon brief, jetez un coup d’oeil à notre article ! https://pause-b-films.com/rediger-brief-video

Bruitage : création des sons qui seront ajoutés aux images composant le film. Il se fait en post-production.

Butyl : sa formule chimique est C4H9, mais de manière plus pragmatique, le butyl est une pâte adhésive qui sert à coller les micros HF à l’intérieur des vêtements pour les rendre invisibles.

C

Cadre : limite du champ visuel délimitée par le couple objectif-capteur, il correspond à ce que voit le cadreur  dans le viseur de sa caméra. Le cadrage correspond au choix des limites de l’image et participe de la narration, au même titre que les dialogues  : angle de prise de vue, échelle des plans, etc.

Caillou : pas celui que vous avez dans la chaussure ! Mais celui qu’on place sur la caméra ! Il s’agit d’un objectif. Le terme viendrait de l’aspect minéral du verre qui compose les objectifs.

Source :  Lucas Favre - unsplash

Caméo : l'apparition fugace du réalisateur ou d'une personnalité déjà célèbre. Stan Lee en est un représentant iconique ! Les connaisseurs Marvel voient de quoi je parle.

Caméra subjective : se dit d’un type de plan où la caméra remplace le regard d’un personnage et montre ce qu’il voit, ce qui fait d’elle une caméra subjective. A travers cette caméra subjective, le spectateur emprunte le regard du personnage.

Crosse épaule : accessoire qui permet à la caméra de s’adapter parfaitement grâce à son ergonomie, à la morphologie du cadreur et facilite les différents mouvements de la caméra. 

Chef Opérateur ou directeur de la photographie : l’un des rôle clé dans la fabrication d’un film, il est le garant de l’image délivrée et de la lumière installée sur le plateau en accord avec le réalisateur. 

Champ : comprend tout ce qui est visible à l’écran, ce qui rentre dans le cadre de l’enregistrement.

Clap : ardoise dont on claque la partie inférieure sur sa partie supérieure. Il permet de chapitrer et d’indiquer le début d’enregistrement d’une séquence. Il permet également de pouvoir synchroniser les bandes-image et bandes-son tirées des rushes. 
Source : Pause B

Contre : aussi appelé back-light, c’est un éclairage à contre-jour.

Contrechamp : prise de vue faite dans le sens opposé au plan précédant. 

Commentaire ou com : voix off  enregistré en post-production par un journaliste pour introduire un sujet ou faire le lien entre deux interviews.

Compositing :  ensemble de méthodes numériques consistant à mélanger plusieurs sources d’images pour en faire un plan unique qui sera intégré dans le montage. Pour un film d’animation, il s’agit de l’étape finale de fabrication qui consiste à assembler toutes les couches des décors, des personnages, des effets spéciaux, des effets de caméra et autres matières qui rendent un film réaliste.

Couilles de lapin : on vous voit venir avec votre air intrigué ! Loin d’être vulgaire, ce terme désigne une protection contre le vent pour le micro cravate. Son nom est dû à sa petite forme ronde et poilue ! 

Source :  https://www.3dbroadcastsales.com/rycote-065501-black-lavalier-windjammer-pair

Coupe ou cut : changement de plan qui marque la rupture dans la continuité d’un film. Elle s’oppose au fondu ou aux autres techniques de transitions.

Court-métrage : selon le CNC, ce format désigne un film dont le métrage ne dépasse pas 1600 mètres au format 35mm. En d’autre terme, c’est un film avec une durée inférieure à 59 minutes. Cependant on considère de nos jours qu’entre 30 et 59 minutes de film, le film sera considéré comme un moyen métrage. 

Contre-Plongée : prise de vue avec un angle placé en dessous d’un objet ou d’un sujet, autrement dit la caméra regarde vers le haut. Cet axe sert souvent à magnifier le sujet.

Contraste : rapport entre les parties les plus sombres et les parties les plus claires de l’image. Les caméras numériques les plus performantes enregistre aujourd’hui un ratio de 1 à 16.

Cadreur : littéralement celui qui cadre, couramment appelé le cameraman. 

Chef de projet : interlocuteur privilégié entre l’équipe technique et le client. Son rôle est de veiller à la bonne tenue des opérations sur le terrain et dans toutes les phases de production. Chez Pause B, nous accordons un soin tout particulier à l’accompagnement dans tous vos projets à l’aide de nos chefs de projets qui auront à la fois un rôle de conseil mais également de soutien dans votre parcours audiovisuel.

Cramé : on ne parle pas du bronzage douteux de votre beau-père. En audiovisuel,  on dit de l’image qu’elle est cramée lorsqu’elle est surexposée à la lumière ; les partie blanches ne contiennent aucun détail, on ne pourra donc pas les récupérer en post-production. 

Source : Pause B

Crash-cam : caméra destinée à être détruite lors d’une scène d’action, mais dont on pourra récupérer les rushes. Ce point de vue sert à immerger le spectateur dans l’action, par exemple avec une caméra fixée sur le pare-choc d’une voiture pour une cascade.

D

Découpage technique : document  de travail préparé en amont du tournage par le réalisateur où il est décrit, pour chaque séquence, les différents plans à tourner, leur numéro, les musiques, la position et les mouvements de caméra, etc.  Il intervient après la continuité dialoguée (le scénario) et est la dernière étape de la conception du film avant le tournage, il est souvent illustré par un storyboard.Source : Pause B

Dépouillement : analyse du scénario, scène par scène, pour lister tous les accessoires de jeu (véhicules, objets…) et costumes. Ils seront reportés au plan de travail  afin de ne rien oublier le jour J.

Dérusher : visionner et classer les rushes. Cette étape essentielle pour un montage efficace consiste à trier pour répartir les rushes selon les séquences et pré-établir une liste de ceux exploitables dans le montage final.

Diff. : feuille de papier ou de tissu que l'on place sur une lumière pour en diffuser le flux, afin de rendre la lumière plus douce et obtenir une image moins contrasté

Directeur de production : en charge de la partie financière du film, il élabore les budgets et assure un suivi financier pour éviter tout dérapage.

Dolly : chariot de traveling sur lequel est montée la caméra.

Source : https://www.premiumbeat.com/blog/how-to-achieve-perfect-dolly-shot/

Drone : aéronefs équipée d’une caméra. Aussi bien utilisé en extérieur qu’en intérieur, le drone permet de créer un mouvement fluide en grand angle, ce qui permet de faire de beau plan large. 

Source : Pause B

E

Échelle de plans : ensemble des valeurs de plan, du plus serré au plus large, chaque valeur ayant une signification ou véhiculant une émotion différente. C’est l'alternance des valeurs de plans qui crée le rythme, le discours et l’émotion.

Source : https://sites.google.com/site/espaceartcollege/echelle-des-plans-et-cadrage

Éclairage 3 points : pas de mystère pour cet éclairage, il nous faudra 3 sources lumineuses. C’est l’un des éclairage les plus utilisés pour des interviews. Deux lumières de face et une en contre pour un mise en relief du sujet. Le sujet, au centre, va être éclairé par une lumière principale aussi appelé Key Light qui sera placé légèrement sur le côté à 40° environ. Cette lumière va être contrebalancée par ce qu’on appelle la Fill Light qui viendra se positionner également devant à 40° sur l’autre côté du sujet. Son rôle est d’atténuer les ombres créées par la lumière principale. La contre ou Back light se positionne derrière le sujet pour le « détacher » du fond. Son rôle est de dessiner les contours du sujet, et ainsi de créer de la profondeur pour accentuer l’effet 3D et mieux le mettre en valeur. 

Source :  http://www.toutestdanslacom.com/les-bons-points-de-la-video/installation-video/

Edito/ éditorial : article de fond où le journaliste exprime son opinion ou celui du journal qu’il représente. Dans le cadre de film corporate, il s’agit de déterminer un angle et de hiérarchiser l’information pour la rendre la plus efficace possible. L’objectif est de créer un fil rouge de votre vidéo en prenant soin que tous vos messages clés soient inclus. 

Effet Koulechov : insinuation narrative induite par un effet de montage, qui veut que le sens est donné par l'association de 2 plans consécutifs. ex 1 : plan serré sur regard d’homme + plan moyen large sur une femme = Idée du désir // ex 2 : plan serré sur regard d’homme + plan sur un plat = La faim.

Source : https://marcmd.me/effet-koulechov/

Ellipse : selon wikipédia, il s’agit d’une “ figure de style au niveau du scénario, c'est un saut temporel dans la narration (ellipse temporelle)”. C’est surtout l’essence même de l'écriture cinématographique, sans quoi chaque film durerait le temps exact de son histoire. La plus grande (et célèbre) ellipse a été réalisée par Stanley Kubrick, dans 2001, L’Odyssée de l’espace : plan #1 : un singe lance un os  // Plan #2 : un vaisseau de forme similaire parcourt l'espace => des millions d’années séparent ces 2 plans, pourtant juxtaposés dans le film. 


Source : http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18652976.html

Équipe technique : équipe constituée de toutes les personnes intervenant sur le tournage d’un film.

Étalonnage : effectué en post-production, l’étalonnage consiste à appliquer à un film des filtres dans le but d’harmoniser la luminosité et les couleurs des différents plans. Il permet dans un second de donner un patte ou une couleur au film pour créer des ambiances, et rendre les images plus esthétiques. Effectué après la validation du montage, c’est une étape incontournable de la postproduction d’un film.

Source : https://artlist.io/blog/post-production/dissecting-the-color-grading-of-five-famous-films/

F

Face : 1/ lumière faisant face au sujet, les projecteurs sont installés dans l’axe caméra. 2/ le plateau de tournage à proprement dit, par opposition aux loges, catering ou autres ateliers annexes.

Fausse teinte : écart d’exposition et de couleur pendant le tournage d’un plan, dû à un passage nuageux devant le soleil. Il faut éviter les fausses teintes pendant les tournages, car ce changement de lumière amène des ambiance de scène très différentes et difficile à ratrapper en post-production.

Faux raccord : défaut de continuité dans le montage qui vient casser la linéarité et la continuité du film et peut provoquer une interrogation ou une incompréhension du public. Jean-Luc Godard, le considérait comme être une figure de style.

Feuille de service : fiche à l’intention de l’équipe technique présente sur le tournage, retraçant les coordonnées des membres de ladite équipe, les coordonnées du client, le planning de la journée (avec l’adresse du lieu, les documents à avoir sur soi au besoin), le matériel nécessaire au tournage. 

Film corporate : film financé par une société privée afin de promouvoir son offre ou d'accroître sa notoriété, cette entrée est principalement utile pour le SEO. 

Film institutionnel : idem  film corporate mais pour les institutionnels, et +2 pour le SEO.

Fish eye : objectif que l’on retrouve sur des caméras de type GoPro. L’optique ressemble littéralement à un oeil de poisson. La lentille optique couvre un angle d’au moins 180° avec une focale très courte. Cela donne un peu l’impression de regarder à travers une goutte d’eau. 

Source : anuj-gogari-unsplash

Flare : lumière parasite entrant dans l'objectif, le plus souvent de côté, qui provoque un effet de halo, en se reflétant dans les lentilles.
 

Source : Pause B

Flash-back : séquence d’un film qui interrompt de déroulé de l’action en cours et relate des évènements antérieurs.

Flash-forward :  il s’agit d’une séquence de film qui interrompt l’action en cours. Contrairement au flash-back qui relate les événements précédant l’action en cours, le flash-forward raconte des événements qui lui sont postérieurs, des événements futurs.

Focale : terme d'optique, caractéristique d'un objectif déterminant, pour un format donné (c’est à dire une taille de capteur), le champ couvert par le cadrage.

Fond : fond de couleur. Si l’on souhaite faire des incrustations derrière le sujet un fond vert ou bleu est utilisé.

Source : Pause B

Fondu :  technique de montage qui consiste à faire apparaître ou disparaître progressivement une image ou un son.

G

Gaffer : à prononcer “Gaffeur” mais on ne vous parle pas de Gaston ! Il s’agit ici d’une bande adhésive résistante, épaisse et repositionnable. Il existe en de nombreuses couleurs et largeurs, et sert à marquer des emplacements, de lumière, de caméra, ou de comédiens…  et à bien d’autres choses…

Gélatine ou gélat : filtre à poser sur une source lumineuse pour en changer la température de couleur.

Girafe : pied avec une perche déportée pour fixer en hauteur un micro ou un projecteur. Un emprunt au monde animalier plutôt pertinent !

Source : piera-riva-unsplash

Gros plan : prise de vue serrée sur un objet ou un personnage. Par exemple, on isolera le visage du reste du corps pour être au plus près des propos ou de l’émotion de l’individu. Élément indispensable de la grammaire audiovisuelle, ce type de cadrage permet d'accroître la dramaturgie d’une scène.

Gueuse : on voit d’ici les punchlines des Visiteurs qui vous reviennent en mémoire. Perdu ! La gueuse ne désigne pas une personne mendiant mais un sac rempli de sable ou d’eau destiné à empêcher le basculement d’un support déporté ou haut. Bref un  contrepoids.

Source : http://meme-internet.com/meme-internet-7516/

Grue ou Louma : cet appareil permet d’enregistrer des prises de vue depuis une certaine hauteur tout en conservant la mobilité de la caméra ainsi que sa capacité à faire des mouvements complexes. C’est au monde du bâtiment qu’il faut cette fois chercher l'analogie !

H

Hors-champ : comprend tout ce qui est situé en dehors du champ visuel de la caméra. Le cinéma étant l’art de la suggestion, tout ce qui se déroule hors-champ, prend bien sûr autant, voire plus,  d’importance que ce qui est montré, comme dans la vraie vie quoi !

Incrustation : le fait d’intégrer dans une même image, par logiciel, des objets filmés séparément ou des objets 3D créés par ordinateur. 

J

Journaliste : dans le cadre de film institutionnel, il est en charge de rédiger les scripts à partir des briefs clients, de mener les interviews et éditorialiser le  film en phase de montage.

JRI : le Journaliste Reporter d’Image, est un journaliste qui cadre lui-même ses sujets, il  est aussi efficace sur la prise de vues que sur le contenu journalistique des interviews et du reportage. 

Jump cut : figure de style au montage, qui correspond à une ellipse spatiale, elle donne parfois l'impression de saccade.

K          

Kelvin : non ce n’est pas le dernier guest d’une télé-réalité mais l'unité, exprimée en degré, de  la mesure de la température de la lumière. La lumière artificielle (chaude) se situe aux alentours de 3 200 °K, tandis que la lumière du jour (froide) est à 5 600 °K. Paradoxalement, plus on monte en température plus la lumière est dite froide. 

Source : /http://www.ledsdiscount.fr/blog/lumiere-chaude-ou-froide-le-point-sur-les-temperatures-de-couleur-des-ampoules-led/

L

Lingette matifiante : lingette de papier imprégnée de poudre matifiante et utilisée sur les set de tournage afin de retirer les brillances visibles sur la zone T (front, nez) du visage notamment.

Long-métrage : selon le CNC, ce format désigne un film dont le métrage est égal ou dépasse 1600 mètres au format 35mm. Autrement dit, le film possède une durée supérieure à une heure. 

Lily : charte colorimétrique filmé avant chaque scène et présentant différentes couleur ainsi qu’une échelle de gris pour servir de référence pour l'étalonnage.

Source : https://www.amazon.ca/X-Rite-MSCCC-ColorChecker-Classic/dp/B000JLO31C

M

Micro-cravate : micro accroché non pas à la cravate mais presque ! En effet, la capsule est placée sur le col de la chemise ou sur le haut du vêtement. Le but étant de le rendre le plus discret possible tout en étant au plus proche de la bouche pour capter au mieux le timbre du locuteur, tout en évitant les bruits parasites.

Source : https://www.solfege.org/meilleur-micro-cravate/

Minette : lumière d'appoint de type trorche fixée sur le haut de la caméra, elle est souvent utilisée en reportage pour "déboucher", c'est à dire ré-éclairer, le visage d'une personne intervivewée. Cette lumière a été mise au point dans les années '70 par l'industrie pornographique afin d'éclairer la partie féminine éponyme.

Mixage : étape de la post-production sonore qui consiste à doser les différentes pistes audio : « musique », « bruitages », et « voix » de façon à réaliser la bande son définitive du film. Bien évidemment, le mixage ne se fait qu’après le montage vidéo. Souvent ignorée du grand public, cette étape permet de plonger le spectateur dans l’ambiance voulue par le réalisateur.

Source : john-hult-unsplash

Monopode : pied qui repose sur une seule patte où vient se poser la caméra. Le monopode permet à la fois d’être stable et réactif. Très léger, il est aussi facile de le porter que de le poser rapidement.

Montage : opération de post-production consistant à assembler et à raccorder, dans l’ordre prévu par le découpage, les différents plans choisis parmi ceux obtenus lors des prises de vue.

Moodboard : littéralement un tableau d’humeur. Il s’agit d’une vision de l’intention voulue pour l’ambiance lumineuse, colorimétrique et d’une idée globale des plans établis en pré-production. Il s’agit ici de valider les directions artistiques voulues pour le film. 

Source : Pause B

Motion Design : c’est l’art d’animer des éléments visuels. Pour plus d’explication sur le sujet, n’hésitez pas à jeter un coup d’oeil à notre article qui vous fera découvrir l’histoire et les différents styles et types de motion design disponibles. https://pause-b-films.com/creer-une-video-motion-design-impactante-en-6-etapes 

Source : Pause B

Motion control : système robotisé contrôlé par ordinateur qui permet à la caméra d’effectuer plusieurs fois le même mouvement, parfois à différentes vitesses. Technique nécessaire à la réalisation de certains effets spéciaux.

Source : https://learntechnique.com/what-is-motion-control/

N

Nadir : c’est le point le plus bas, par opposition au zénith, à la verticale de l’observateur. Il est orienté vers le centre de la Terre. Cette notion est particulièrement employée  en vidéo 360° puisque c’est souvent cette partie qu’il faudra masquer.

Source : https://fr.wiktionary.org/wiki/nadir

Nuit américaine : technique (désuète) de prise de vue qui permet donner l’illusion de la nuit  en filmant en plein jour. Pour faire simple l’idée est de sous-exposer les images lors de la prise de vue et  d’appliquer un filtre bleu en post-production.


 

O

Objectif : système optique construit à partir de plusieurs lentilles assemblées dans un fût. Son nom vient du fait qu’il donne une vue « objective », c’est à dire non interprétée (à la différence du dessin ou de la peinture) d'un objet réel.  Mais le choix d’un objectif comme celui d’un angle de prise de vue sont des choix très subjectifs. 

Ours : cf BAB, il s’agit d’un montage sommaire des plans dans l’ordre du scénario ou du découpage technique, sans retouches ou effets. Il sert à valider la structure générale d’un film avant d’en peaufiner le montage.

Source : zdenek-machacek-unsplash

P

Pastille : programme audiovisuel très court. 

Panoramique : mouvement de caméra qui consiste à faire bouger la caméra sur son axe, horizontalement ou verticalement, contrairement au travelling, qui constitue un mouvement du corps caméra.

PAT : prêt à tourner, c’est à dire l’heure du début de tournage.

Peaking : outil d’aide à la mise au point  sur les caméras numériques : les contours des objets nets font l’objet d’une surbrillance colorée. 

Pelure : il ne s’agit pas du résidu de votre dernière aventure en cuisine mais d’un plan tourné spécifiquement pour y  incruster une scène ou un objet en premier plan.

Source : http://seveetpapillon.org/evenement/atelier-cuisine-100-epluchures/

Perche : support long, au bout duquel on fixe un micro et qu’on tient au-dessus des acteurs. Grâce à lui, on peut enregistrer les sons sans faire d’ombre ou entrer dans le cadre.

Piqué :  définition de la netteté de l’image ou d’un objectif.

Plan séquence : séquence tournée en un seul plan (sans arrêt de la caméra) et restituée telle qu’elle a été filmée, c’est-à-dire sans aucun montage, fondu, champ-contrechamp, etc. Voici un exemple d’un des plans séquences les plus inquiétants du cinéma, le suivi du petit Danny dans Shining dans les couloirs de l’hôtel. 


Plan de coupe : plan utilisé pour illustrer un propos ou pour cacher un changement de plan dans le discours de l’intervenant.

Plan de travail : planning de tournage d’un film. Il décrit jour après jour tous les aspects techniques et artistiques du tournage : décor, séquences à tourner, présence des comédiens… Il sert de support pour établir les feuilles de service quotidiennes distribuées à l'équipe et aux comédiens la veille de chaque tournage.

Plan subjectif : un plan est dit plan subjectif quand la caméra remplace le regard d’un personnage et montre ce qu’il voit, ce qui fait d’elle une caméra subjective. A travers cette caméra subjective, le spectateur emprunte le regard du personnage.

Plateau : lieu où les acteurs et l’équipe technique se rassemblent pour tourner les prises de vue. En studio, le plateau désigne le lieu où l’on fabriquera les décors dans lesquels les séquences seront enregistrées.

Source : Pause B

Plongée : prise de vue avec un angle placé au dessus d’un objet ou d’un sujet autrement dit la caméra regarde vers le bas. 

Poil : se dit de toute poussière déposée sur la surface sensible (capteur ou pellicule). Avec le rapport d'agrandissement de la projection, une poussière microscopique sera très visible (par exemple dans les films muets), c’est pourquoi les opérateurs doivent être très méticuleux avec les capteurs ou la pellicule. 

Poire : Il ne s’agit pas là d’un collaborateur naïf, mais d’un soufflet utilisé pour retirer les poussières déposées sur un objectif  ou le capteur de la caméra.

Source : david-fartek-unsplash

Prise de vue : enregistrement d’un plan pendant un tournage.

Profondeur de champ : zone de netteté de l’image, entre les flous d'avant et arrière plan. L’étendue de la profondeur de champs dépends de  : 

  • La focale

  • La distance de mise au mise au point

  • La dimension de la surface sensible

  • L’ouverture du diaphragme

Producteur : il est le garant de la bonne fin du film auprès des financeurs ou clients selon les cas. Dans ce but il met en œuvre les moyens et les équipes nécessaires.

Pré-production : phase préparatoire au tournage, cette étape comprend le script, le storyboard, le découpage technique, les autorisations administrative, les repérage, le casting, les essayages, les tests caméras… et globalement tout ce qui doit être validé pour que le tournage du film se réalise le plus simplement et efficacement possible. 

Post-production : tout se qu’il se passe après le tournage. Cette étape concerne le montage, les effets spéciaux, l’étalonnage, la voix off, le, sound design, l’ajout de titres ou de motion sur l’image. 

R

Raccord : terme utilisé décrire l’enchaînement spacio-temporel entre deux plans dans le montage : l’objectif étant de faire croire à une continuité de l’action alors qu’en réalité celle-ci a été coupée par le montage.

Rattrapage de point : pas une une histoire de stage mais le fait de basculer la mise au point du premier plan à l’arrière-plan, ou inversement.

Réalisateur : le réalisateur est celui qui dirige la fabrication d’une oeuvre audiovisuelle. Il est en charge de la mise en scène et supervise le tournage et la post-production. Il incarne une vision artistique du projet. 

Régie : 1/ Au cinéma, la régie est un corp de métier qui a pour mission de s’occuper de toute la partie logistique du tournage et du confort de toute l’équipe technique, des lieux de stationnements aux repas. Placée sous la responsabilité du directeur de production, elle est aussi en charge de la sécurité, et veille aux respects des règles. 2/ En télévision, c’est la salle de commandement technique dans laquelle on retrouve le réalisateur et ses équipes et dans laquelle sont centralisés tous les flux (caméras, sons, animations, jingles etc…)

Règles des 180° : l’une des règle d’or du cinéma pour filmer un dialogue : dans un champ / contre-champ l’axe visuel ne doit pas franchir la ligne imaginaire entre les 2 protagonistes. Si l’axe est franchi, les personnage ont l’air d’avoir changé de place. 

Source : https://www.retourverslecinema.com/la-regle-des-180-degres/
 

Run and gun :  comme son nom l’indique, il ce terme est inspiré du jeu vidéo, il désigne une technique de tournage ultra-léger en équipe très réduite afin de pouvoir être ultra réactif, ou discret lorsqu’on ne dispose pas des autorisations nécessaires…

Source : https://www.youtube.com/watch?v=kfvAkJzG72s

Rushes : ensemble de la matière brute (images et sons) capturée lors du tournage.

S

Script :  1/ déroulé ou scénario d’un film. Le script est un document de travail réunissant non seulement les éléments de l'histoire et les dialogues. 2/ Personne garante de la continuité logique du film, du respect des dialogues,  et éviter les faux raccords, vous n'imaginez pas Superman soudainement avec une cape verte ! 

Son seul : son enregistré sur le tournage hors caméra, hors dialogue, qui consiste à capter l’ambiance sonore présente sur le set. Il sert à unifier les différentes prise de son, à la manière d’un liant. 

Son in : on parle de son in lorsque la source du son entendu est visible à l’image. 

Soft box : dispositif à poser sur un projecteur permettant de diffuser  et donc d’adoucir la lumière. 

Split screen : technique de montage consistant à diviser l’écran en plusieurs parties, pour obtenir une image composite.

Stabilisateur ou gimbal : dispositif destiné à stabiliser la caméra  pour produire des mouvements très fluide.

Source : sharegrid-unsplash

Steadycam : stabilisateur de plus grande envergure, utilisé comme support pour de grosses caméras, grâce à un harnais et un bras articulé. De nos jours, les caméras sont de plus en plus mobiles et légères, les steadycams sont devenus plus rares, ils n’interviennent que sur des tournages avec des dispositifs  plus conséquents. 

Source : https://devenir-realisateur.com/blog/quel-steadicam-pour-tourner-un-court-metrage/

Stop Motion : technique d’animation issue d’un assemblage de photos d’objets inanimés que l’on déplace légèrement entre chaque prise pour créer une animation en les mettant bout à bout . Il s’agit de la même technique que le timelapse, mais à partir d’une mise en scène ou d’un décors construit pour le film.

Storyboard : c’est une bande dessinée du scénario. On y trouve l’ensemble des plans, des mouvements de caméra et indications sonores. Son but est de fournir une idée claire et précise des plans prévus au tournage. 

Source : Pause B 

Synthé : infographie incrustée sur les reportages ou films corporate permettant d’identifier la personne à l’image. 

Synopsis : résumé du scénario qui décrit l’arc dramatique : les grandes lignes du récit et l'évolution des personnages. A ne pas confondre avec le résumé d'un film dont le but est d’attirer  le public.

T

Timelapse :  Technique de prise vue réalisée à partir de photographies prises à intervalle régulier, de quelques secondes à quelques jours, selon ce que l’on veut filmer (lever de soleil ou éclosion d’une fleur). Toutes les photos seront ensuite mises bout à bout, au rythme de 25 images par seconde, pour donner l’impression du mouvement. Ex : toureiffel.paris (production Pause B).

Timecode : code temporel de référence permettant la synchronisation son et images. Le timecode (TC) s'exprime en heures, minutes, secondes et images.

Source : https://www.linstant-interview.com/57772/marche-mondial-du-timecode-de-2020-a-2026-analyse-de-la-croissance-par-les-fabricants-les-regions-les-tris-et-les-applications/

Titraille : ce n’est pas dangereux et ça ne fait pas grossir, il s’agit de l'ensemble de tous les titres secondaires comme les sous-titres, sur-titres, intertitres, chapeau, ou encore légende. 

Trépied : pied (à trois branche) où reposera la caméra dans le but d’être stable et fixe pour les interviews posées par exemple. 

Travelling : déplacement de la caméra lors de la prise de vue. Le mouvement est réalisé à l’aide d’un rail sur lequel est monté une dolly, sorte de petit chariot, sur laquelle est installée la caméra.

V

Valseuse : on ne vous parle pas de l’iconique de Bertrand Blier ! Dans le jargon cinématographique, une valseuse est une protection vent pour le micro-cravate aussi appelée couille de lapin ! 

Ventouse : c'est un des métiers de l'ombre du cinéma comme il y en a tant. Les ventouseurs réservent des places stationnement pour les véhicules de tournage, souvent nombreux, parfois ausssi pour un décors. Ils arrivent sur place quelques jours avant la date de tournage, et occupent l'espace à l'aide de plot et rubalise dès qu'une voirure quitte son stationnement. Ils sont pour cela munis des autorisation préfectorales ou municipales adéquat. Le nom vient du fait que celui qui occupe la place doit faire "ventouse" sur place  pour éviter qu'elle ne soit ré-occupée.

Source :  Comitee - Totalme Régie

Voix Off : discours enregistré par un comédien voix off indépendamment du tournage. À ne pas confondre avec la voix de l’interviewé qui est recouverte par les plans de coupes. 

Vertigo ou effet vertigo : au delà d’être également le nom du chat de l’un de nos collaborateur ! C’est aussi un effet de cinéma très identifiable chez Hitchcock notamment dans Sueurs Froides. On l’appelle travelling compensé (ou contrarié), contra-zoom ou bien encore trans-trav. Il s’agit ici de contrebalancer l’effet d’un zoom avant avec celui d’un travelling arrière. L’effet d’optique s’oppose à l’effet mécanique. En d’autre terme, on zoom et l’on recule la caméra en même temps. Le sujet reste donc au centre de l’image à même distance mais le tout donne une sensation de vertige comme celle exprimée dans le film qui donnera son nom à cet effet, Vertigo ou Sueurs Froides en français. Quelques exemples de l’effet Vertigo à travers le cinéma : https://youtu.be/Zz74QTRz6Qk

Volet : transition entre deux plans avec un objet qui traverse l'écran et masque ainsi le passage d’une image à l’une autre.

Z

Zébra : Outil d’aide à l'exposition sur les caméras numériques :  des zébrures apparaissent dans le viseur sur des zones exposées entre 70% (valeur d’une peau caucasienne) et 100% (aux endroits où  l'image est surexposée)

Source : https://videonline.info/a-quoi-sert-le-zebra/

Zénith : c’est le point le plus haut. Opposé au nadir, il s’agit du point de la sphère céleste à la verticale de l’observateur. Il est orienté vers le centre de la Terre.